L’annulation de cours

Étudier dans sa véranda

Pour la deuxième fois de ma vie, j’ai annulé un cours. Ce geste semble banal, mais, comme je suis une personne qui va au bout de ses projets, ce fut une décision très difficile. La première fois où j’ai eu à prendre cette décision, c’était lorsque j’étais étudiante en pédagogie de l’enseignement supérieur. Annuler un cours signifiait pour moi une session supplémentaire durant laquelle je comptais faire un stage. C’est ce qui arriva et je n’ai jamais regretté ce choix.

Pourtant, la semaine dernière, bien que la décision s’imposait d’elle-même, j’ai eu de la difficulté à poser le geste pour confirmer l’annulation de l’un de mes cours. D’abord, je changeais mon plan initial. Ensuite, j’aimais énormément tous mes cours qui n’étaient pas préalables à d’autres cours. (Parce que, ceux-là, on n’y touche pas!) J’ai finalement choisi d’annuler un cours qui se donne simultanément dans plusieurs programmes, car il y aura toujours moyen de négocier une place quelque part. Idéalement, j’aimerais le faire lors d’une session d’été ou encore avec le professeur qui m’avait été attitré cet automne.

Je vous le dis : on survit à cette décision! Pour ma part, je me suis même sentie libérée d’un immense poids. Faire une session à quatre cours n’est vraiment pas la fin du monde, puisque j’ai déjà un cours optionnel et trois cours libres qui me sont crédités. Ces trois heures, je pourrai les passer à effectuer mes travaux et mes innombrables lectures. J’aurais pu y arriver sans ces précieuses minutes, mais il m’aurait fallu empiéter sur du temps de qualité avec mes enfants. Pas trop difficile de choisir dans ce cas! Idéalement, je n’étudie qu’au cours de leurs siestes et le soir. «Idéalement» est vraiment le bon mot : on en reparlera à la mi-session!

La rentrée : automne 2014

Pomme Jersey Mac

Ma première semaine de maman étudiante s’est très bien déroulée. J’avais quelques craintes – comme tout le monde, j’imagine -, mais elles n’étaient évidemment pas fondées. (Quand est-ce que j’apprendrai?) J’ai douté quelques jours de ma décision d’étudier à temps complet, mais je me suis dit que j’étais une femme organisée qui allait réussir ce défi. J’ai préparé mon horaire de la session (lectures à effectuer, remises, examens) et je me suis rendu compte que tout était équilibré. J’ai donc transféré mon premier paiement pour la session en cours (ouch!) et je me lance officiellement cette semaine dans cette nouvelle aventure! Bonne session!

Temps complet VS Temps partiel

Quand est venu le temps de m’inscrire à l’université, j’ai dû choisir entre deux régimes d’études : le temps complet et le temps partiel, évidemment. Puisqu’être maman rime avec petits bonheurs quotidiens, mais également avec bobos imprévus, routines du dodo qui s’éternisent, terreurs nocturnes et j’en passe, je me suis alors demandé quel régime me conviendrait le mieux. Nous sommes tous différents et toutes les réponses sont bonnes, mais voici les éléments (positifs et négatifs) qui guidèrent ma réflexion.

Agendas colorés

Temps complet

  • Avoir la possibilité, en effectuant au moins un cours d’été et parce que je me ferai créditer des cours, de terminer en 5 sessions plutôt que 6.
  • Ressentir une appartenance plus forte à ma cohorte, puisque nous nous suivrons dans notre cheminement, et profiter de ce nouveau réseau social et professionnel.
  • Ne pas étirer inutilement l’aide financière aux études et, par le fait même, cumuler plus de dettes.
  • Avoir un horaire plus chargé et plus de travaux à réaliser.
  • Ne pas bénéficier du temps idéal pour tout : mes enfants, mon amoureux, mes études.

Temps partiel

  • Avoir la possibilité de m’impliquer davantage auprès de mes enfants, en les gardant une journée de plus à la maison, par exemple.
  • Avoir plus de temps en général pour faire mes travaux, le ménage, alouette!
  • Augmenter ma dette d’études, puisque j’étire mon cheminement sur un an ou deux de plus.
  • Rester trop longtemps «dans la théorie», ne pas être dans l’action rapidement en me trouvant un emploi stimulant.

J’ai finalement coché «temps complet» sur mon formulaire d’admission. Je me suis dit qu’il serait plus facile de commencer à temps complet et d’alléger au besoin (surtout avec mes cours crédités) que le contraire. Je vais voir, au cours de ma première session, comment je vis avec cet horaire surchargé, cette toute nouvelle routine, ce sentiment de déchirement entre le désir d’être auprès de mes enfants et celui de reconstruire ma vie professionnelle sur de bonnes bases. J’espère, avant tout, arriver à être un bon modèle pour mes enfants.