Une maman à la maison

Elles sont peu nombreuses, les mamans à la maison, et je suis dorénavant l’une d’entre elles. J’avais déjà tenté l’expérience, mais je ne m’étais pas vraiment assumée. Quand mon fils avait 6 mois, j’ai accepté un poste que je convoitais en communications. C’était maintenant ou jamais. J’ai travaillé 2 mois, participé à un projet excitant, écrit un hommage, des lettres aux ministres (c’était après le dévoilement du cabinet de Pauline Marois en 2012), alouette! Je me sentais à ma place… sauf quand je pensais à mon fils, si jeune encore. Quand j’ai appris que j’étais enceinte de mon deuxième enfant, j’ai donné ma démission, non sans verser quelques d’innombrables larmes. Quelques semaines plus tard, je perdais cet enfant que nous aimions déjà. Quelques mois plus tard, un petit miracle avait pris mon ventre pour maison. Mon fils avait près de 18 mois quand il a commencé à fréquenter la garderie. Sa soeur est née et je me suis alors demandé ce qu’il adviendrait «après». J’ai fait des démarches de réorientation, j’ai confirmé mon domaine et je me suis lancée! Cela allait de soi : je devais m’épanouir à l’extérieur de la maison. Néanmoins, après deux mois assez mouvementés, la réalité m’a rattrapé : mon premier souhait, celui de rester à la maison avec mes enfants, était plus fort que jamais. Nous en avons discuté amplement, mon mari et moi, et nous en sommes venus à la conclusion que nos valeurs familiales et le respect du rythme de nos enfants étaient primordiaux.

Voici donc 3 bonnes raisons de choisir de devenir parent à la maison.

1. Pour réduire le stress qu’on s’impose et qu’on impose à nos enfants

Plusieurs l’ont vécu et savent combien il est stressant de vivre les matins pressés et les trop courtes soirées où il faut souper, accorder du temps à ses enfants, donner les bains, faire la routine du dodo… J’admire énormément les parents qui arrivent à concilier travail et famille. Je leur lève mon chapeau! Néanmoins, bien que la chose aurait pu être possible à long terme, nous n’y adhérions pas. J’ai décidé de sortir de ce rôle de Superwoman que je m’imposais, de mettre sur pause mes projets qui pouvaient bien être repris dans quelques années, et de permettre à mes enfants de ne pas être esclaves du temps si tôt dans leur vie : ni trop tôt ni trop tard pour se réveiller le matin, jamais trop lents pour manger, jamais obligés de sortir sous un déluge ou à -40 en poussette pour se rendre à la garderie à 20 minutes de marche. D’ailleurs, ce 20 minutes, il peut être utilisé juste avant le départ de papa pour sa journée : un petit jeu matinal ou une jasette autour de la table, c’est juste parfait!

2. Pour passer plus de temps en famille

Évidemment, le choix de devenir maman à la maison assure une présence familiale et réconfortante auprès des enfants. Bien que mes principales responsabilités soient d’être avec eux, de leur faire faire des découvertes et de jouer, j’ai tout de même un peu de temps dans ma journée, entre autres pendant la sieste, afin de démarrer une brassée de lavage de couches, de ramasser grosso modo ce qui traîne, de couper des légumes ou, encore, de prendre un peu de temps pour moi, tout simplement. Mine de rien, ces petites tâches effectuées dans la journée libèrent nos soirs et nos fins de semaine en famille. (Papa aide aussi, ne vous inquiétez pas!)

3. Pour être aux premières loges des apprentissages de nos enfants

Ce dernier point était primordial pour moi. Je ne pouvais supporter de ne pas voir mes enfants évoluer. Je constatais avec surprise que mes enfants grandissaient trop vite, que je ratais des éléments essentiels de leur développement. Heureusement, je n’ai pas manqué les premiers pas de ma cadette : je pense que je ne m’en serais jamais remise! Je sais bien qu’ils pourront avoir lieu avec papa ou alors qu’elle se fait garder une heure par ses grands-parents, mais je verrai ces petits pas prendre de l’assurance, tout comme je constate chaque jour les progrès de mon fils quant à son langage. Depuis que je suis de retour à la maison, je savoure tous ces petits moments, tous ces progrès, l’entraide qui existe déjà entre mes enfants et leur amour sincère l’un pour l’autre. Je me sens privilégiée d’être à leurs côtés, de pouvoir relater leurs aventures à qui veut les entendre, de vivre leur découverte du monde avec eux.

Êtes-vous maman à la maison? Quelles ont été vos premières motivations?

On inspire, on expire!

On inspire, on expire!Depuis ma chirurgie, j’ai le vertige. Comme rien ne s’améliore, je suis passée cette semaine par une série de tests neurologiques qui n’ont rien révélé d’anormal. Je consulterai donc un ORL d’ici deux semaines afin de tenter de trouver ce qui ne tourne pas rond avec moi.

J’ai toutefois découvert, au fil des deux dernières semaines, que je souffrais probablement d’anxiété et j’ai accepté la situation. Certes, cela ne règle pas tout, mais ça me permet de voir la situation sous un autre angle.

J’avais téléchargé l’application RespiRelax il y a quelque temps, mais je ne m’en étais jamais servi encore. Après avoir compris son fonctionnement, j’ai entrepris de respirer. Tout simplement. Sincèrement, malgré mes études en théâtre où j’ai appris à bien respirer afin de projeter adéquatement ma voix, j’ai l’impression que je ne me souvenais plus comment faire. J’ai réalisé que mon stress m’empêchait carrément de respirer. Je me suis donc promis d’utiliser cet outil qui m’aide vraiment afin de m’aider à atteindre ce qu’on appelle la cohérence cardiaque, cet état où le rythme cardiaque entre en résonance avec la respiration.

Et vous, que faites-vous en situation de stress?

Un diplôme en lâcher-prise, ça existe?

 Un diplôme en lâcher-prise, ça existe?

Ça y est, j’ai commencé à faire mes premiers cauchemars de la rentrée… et nous ne sommes qu’en juin! Je sais que ces rêves s’intensifieront et feront augmenter inutilement mon stress en attendant le mois de septembre. Je dois l’avouer, j’ai l’angoisse et les scénarios catastrophes faciles. J’ai appris à vivre avec ce vilain défaut, à l’éloigner de moi, mais il revient régulièrement à la charge.

Depuis une semaine, je stresse donc pour un tas de trucs sur lesquels je n’ai absolument aucun contrôle! J’ai d’abord rencontré une chirurgienne vendredi passé et elle a prévu que mon opération devrait avoir lieu autour de la mi-août. D’accord… mais si? Si c’était plus tard? Si je devais rater un tas de cours? Si je devais en annuler? Si je n’avais pas la force d’amener mes enfants à la garderie? Si? Si? Si? (Vous voyez le genre…)

Un diplôme en lâcher-prise, ça existe?

Puis, lundi, j’ai reçu un appel de l’hôpital. Eh non, il ne m’opère pas la semaine prochaine par miracle… Non. Ils ont déplacé un rendez-vous que j’ai depuis 6 mois au tout début de la session, pendant l’un de mes cours. J’ai donc vérifié pour modifier mon horaire et 3 places étaient encore disponibles dans un autre groupe. J’entre mon NIP et, ô horreur, je ne peux rien modifier avant le 21 juillet! Panique. Double alerte Google Calendar. Courriel à la personne-ressource de mon programme. Ce matin, j’avais un joli message me disant que tout était changé. Tant mieux. Stress inutile.

Sérieusement, je crois que je vais profiter de l’été pour me reposer un peu et lire sur le sujet du lâcher-prise. Ça ne pourra que m’apporter du bon, non?

Photos : V. Dussault (2000)