Souffler 30 bougies

BallonsSource : Pinterest

Comme je vous le disais dans mon dernier billet, j’ai vécu à fond ma crise de la trentaine. C’est donc avec beaucoup de joie que j’accueille la trentaine, comme s’il s’agissait d’un vent de fraîcheur.

Lire l’article sur Espresso double

La crise de la trentaine

Andy WarholComme je le disais dans mon dernier article, j’aurai 30 ans très très bientôt. Avec du recul et en lisant un peu sur le sujet, j’ai réalisé dernièrement que je venais probablement de vivre ma crise de la trentaine au cours des deux dernières années. (Il semble qu’elle peut débarquer avant le temps, la vilaine!)

En somme, la crise de la trentaine survient lorsque nous ressentons une insatisfaction dans notre vie. Il faut quand même dire que la société ne nous épargne pas, car, selon elle, il faudrait tout avoir avant trente ans : l’emploi, le mari, la maison et les enfants! Ça fait beaucoup, je trouve! Pour ma part, j’ai réalisé que j’avais tout cela, sauf l’emploi de mes rêves que j’avais écarté pour avancer sur d’autres pans de ma vie. Mes questionnements ont donc tourné autour de ma carrière, j’ai décidé de faire un retour aux études, j’ai douté de mon choix et je l’ai enfin confirmé en commençant mes cours à la session d’été. (Eh non, je ne peux pas faire comme tout le monde!)

La bonne nouvelle, c’est que cette crise de la trentaine finit par passer. Nous savons alors davantage qui nous sommes, ce qui est important pour nous et nous assumons ce que nous voulons dans la vie. J’ai lu quelque part qu’il ne fallait pas voir ce passage comme une crise, mais plutôt comme un renouveau. J’aime cette idée de questionner ce qui ne nous satisfait pas, de trouver la cause au fond de nous-mêmes (parce qu’elle est là), de sortir le négatif et de faire place au positif.

Et vous, avez-vous vécu la fameuse crise de la trentaine?

À lire sur le sujet :
Reconnaître les 12 symptômes d’une crise de la trentaine
30 ans : c’est la crise

Un mois, un mot : Juillet – Décomptes

Ces jours-ci, je réalise que le début de mon mois de juillet est synonyme de décomptes de toutes sortes. Alors, tout simplement, les voici :

+ Le décompte des jours avant mon trentième anniversaire
C’est symbolique, mais le fait de tourner la page sur ma vingtaine me fait le plus grand bien. J’y ai vécu des hauts et des bas, mais je compte bien me souvenir de ce qui est ressorti de positif de cette décennie.

+ Le décompte des jours avant mon opération, prise 2
L’an dernier, je me suis fait opérer pour une hernie et, comme je suis très chanceuse, ça a déchiré à nouveau et je dois repasser sur la table d’opération deux jours avant mes 30 ans. Je me dis que tout ça sera derrière moi avant le début de cette nouvelle décennie.

+ Le décompte des souhaits qui se sont réalisés
L’an dernier, j’ai fait 29 souhaits pour mes 29 ans. Je dirais que j’en ai atteint près de la moitié, mais plusieurs sont à travailler jour après jour. Parce que c’est à nous de créer notre chance et notre vie, hein!

Bon mois de juillet!

La revue de 2014

L’année 2014 est déjà enfin terminée.

Une année courte et longue à la fois. Une année de joies et de découragements. Une année d’introspections, de remises en question. Une année en montagnes russes.

Je dois avouer que j’ai souvent souhaité que 2015 arrive plus vite que prévu, comme si elle pouvait effacer les ennuis — de santé, entre autres — que j’ai pu avoir. Néanmoins, lorsque je regarde en arrière, je me rends compte que toutes ces épreuves étaient nécessaires. Du moins, j’ai pu en tirer du positif.

Changer de cap

En 2014, alors que ma fille était encore toute jeune, je me suis mise à me demander sur ce qu’il adviendrait après mon congé de maternité. J’ai donc décidé, à la suite de rencontres avec une conseillère en orientation et de nombreux questionnements, de retourner à l’école afin d’obtenir le fameux diplôme-pas-obligatoire-mais-conseillé qu’il me manquait. Au fil des semaines, même si j’étais passionnée comme tout, les doutes se sont pourtant installés. Étais-je allée au bout de ce que je pouvais donner à mes enfants lors des premières années de leur vie? Ma réponse a été négative. J’ai donc décidé de (re)devenir maman à la maison pour quelques années encore. Mon projet d’études est sur la glace, mais bien présent. Je sais dorénavant ce qui m’allume, me passionne, mais je sais aussi que je veux donner un peu plus de temps à mes enfants. Professionnellement parlant, 2014 m’a donné le look d’une girouette, mais je ne le regrette pas. Sans ces doutes, je ne serais pas si heureuse de mes choix aujourd’hui, ces choix que je m’autoriserai toujours à remettre en question.

Écouter son corps

C’est au cours de l’été, après mon anniversaire, que j’ai subi ma première opération. Il est certain que je préfèrerais oublier mes malchances et les vertiges — encore présents aujourd’hui — qui en ont résulté, mais cet épisode, avec un minimum de recul, m’a fait grandir. J’ai réalisé que notre corps est précieux. J’imagine que toute personne qui côtoie la maladie en prend conscience, mais ça ne m’était jamais arrivé à ce point-là. J’ai réalisé que j’avais besoin de ce corps, que je devais en prendre soin. Pour moi. Pour mes enfants.

J’avais déjà entrepris de perdre mon surplus de poids en novembre 2013 — objectif que j’ai atteint en octobre 2014 —, mais c’était bien plus que ça. Je devais écouter ce que me disait mon corps et, ce qu’il m’a dit, c’est qu’une bonne partie des maux que je subissais était liée à l’anxiété. J’ai encore énormément de travail à faire envers moi-même, mais je sens que je suis sur la bonne voie. Je remercie presque ces malchances de m’avoir permis non pas de constater ce que je devrais faire, mais de le comprendre au plus profond de moi.

Écrire

C’est cette année que j’ai décidé de me remettre à écrire. Ça a commencé tout doucement au printemps, puis j’ai fait la rencontre de Catherine. J’ai eu beaucoup de plaisir à collaborer à son blogue et ça m’a donné envie de continuer via Maman M. Nous volons toutes deux de nos propres ailes dorénavant, mais nous avons créé une belle amitié virtuelle. Bientôt, je l’espère, nos enfants pourront jouer ensemble pendant que nous prendrons le thé entre mamans.

L’écriture a toujours été nécessaire dans ma vie : pour concrétiser mes questionnements, pour interpeler les autres, pour me faire plaisir aussi. Je profite donc de cette lancée pour continuer à écrire mon blogue, mais également pour me remettre à mes projets littéraires que j’ai mis de côté un peu trop longtemps à mon goût.

Que retirez-vous de 2014?

Une maman à la maison

Elles sont peu nombreuses, les mamans à la maison, et je suis dorénavant l’une d’entre elles. J’avais déjà tenté l’expérience, mais je ne m’étais pas vraiment assumée. Quand mon fils avait 6 mois, j’ai accepté un poste que je convoitais en communications. C’était maintenant ou jamais. J’ai travaillé 2 mois, participé à un projet excitant, écrit un hommage, des lettres aux ministres (c’était après le dévoilement du cabinet de Pauline Marois en 2012), alouette! Je me sentais à ma place… sauf quand je pensais à mon fils, si jeune encore. Quand j’ai appris que j’étais enceinte de mon deuxième enfant, j’ai donné ma démission, non sans verser quelques d’innombrables larmes. Quelques semaines plus tard, je perdais cet enfant que nous aimions déjà. Quelques mois plus tard, un petit miracle avait pris mon ventre pour maison. Mon fils avait près de 18 mois quand il a commencé à fréquenter la garderie. Sa soeur est née et je me suis alors demandé ce qu’il adviendrait «après». J’ai fait des démarches de réorientation, j’ai confirmé mon domaine et je me suis lancée! Cela allait de soi : je devais m’épanouir à l’extérieur de la maison. Néanmoins, après deux mois assez mouvementés, la réalité m’a rattrapé : mon premier souhait, celui de rester à la maison avec mes enfants, était plus fort que jamais. Nous en avons discuté amplement, mon mari et moi, et nous en sommes venus à la conclusion que nos valeurs familiales et le respect du rythme de nos enfants étaient primordiaux.

Voici donc 3 bonnes raisons de choisir de devenir parent à la maison.

1. Pour réduire le stress qu’on s’impose et qu’on impose à nos enfants

Plusieurs l’ont vécu et savent combien il est stressant de vivre les matins pressés et les trop courtes soirées où il faut souper, accorder du temps à ses enfants, donner les bains, faire la routine du dodo… J’admire énormément les parents qui arrivent à concilier travail et famille. Je leur lève mon chapeau! Néanmoins, bien que la chose aurait pu être possible à long terme, nous n’y adhérions pas. J’ai décidé de sortir de ce rôle de Superwoman que je m’imposais, de mettre sur pause mes projets qui pouvaient bien être repris dans quelques années, et de permettre à mes enfants de ne pas être esclaves du temps si tôt dans leur vie : ni trop tôt ni trop tard pour se réveiller le matin, jamais trop lents pour manger, jamais obligés de sortir sous un déluge ou à -40 en poussette pour se rendre à la garderie à 20 minutes de marche. D’ailleurs, ce 20 minutes, il peut être utilisé juste avant le départ de papa pour sa journée : un petit jeu matinal ou une jasette autour de la table, c’est juste parfait!

2. Pour passer plus de temps en famille

Évidemment, le choix de devenir maman à la maison assure une présence familiale et réconfortante auprès des enfants. Bien que mes principales responsabilités soient d’être avec eux, de leur faire faire des découvertes et de jouer, j’ai tout de même un peu de temps dans ma journée, entre autres pendant la sieste, afin de démarrer une brassée de lavage de couches, de ramasser grosso modo ce qui traîne, de couper des légumes ou, encore, de prendre un peu de temps pour moi, tout simplement. Mine de rien, ces petites tâches effectuées dans la journée libèrent nos soirs et nos fins de semaine en famille. (Papa aide aussi, ne vous inquiétez pas!)

3. Pour être aux premières loges des apprentissages de nos enfants

Ce dernier point était primordial pour moi. Je ne pouvais supporter de ne pas voir mes enfants évoluer. Je constatais avec surprise que mes enfants grandissaient trop vite, que je ratais des éléments essentiels de leur développement. Heureusement, je n’ai pas manqué les premiers pas de ma cadette : je pense que je ne m’en serais jamais remise! Je sais bien qu’ils pourront avoir lieu avec papa ou alors qu’elle se fait garder une heure par ses grands-parents, mais je verrai ces petits pas prendre de l’assurance, tout comme je constate chaque jour les progrès de mon fils quant à son langage. Depuis que je suis de retour à la maison, je savoure tous ces petits moments, tous ces progrès, l’entraide qui existe déjà entre mes enfants et leur amour sincère l’un pour l’autre. Je me sens privilégiée d’être à leurs côtés, de pouvoir relater leurs aventures à qui veut les entendre, de vivre leur découverte du monde avec eux.

Êtes-vous maman à la maison? Quelles ont été vos premières motivations?

Maman rentre à la maison

Pour mon mari et moi, la fin de semaine de l’Action de Grâce a été tumultueuse en réflexions et en doutes. Je vous épargne les détails pour l’instant – mais ils viendront plus tard – et vous résume les faits: nous reportons mon retour aux études.

1000 livres en moins sur les épaules et dans mon sac.
1000 fois plus de souvenirs à créer en famille.
Je rentre à la maison.

Maman M

La revue de l’été

L’automne est enfin arrivé! Je dis «enfin», car j’espère laisser derrière moi quelques aspects négatifs de mon été. Allons de l’avant, qu’ils disent!

En bref, mon été 2014, c’est…

  • Le retour des paniers de légumes dont je profite encore pour quelques semaines ;
  • Les traditionnels souhaits d’anniversaire ;
  • Une opération, dont je subis encore les conséquences, et le stress qui l’accompagne ;
  • L’intégration de ma fille à la garderie ;
  • La préparation de ma rentrée universitaire, comme si j’avais encore 20 ans.