L’aide financière

L'aide financière

Quand on envisage un retour aux études, la question financière fait surface assez rapidement. Il faut d’abord le support de notre entourage et un bon plan d’action. En ce moment, nous vivons l’imprévisible, la perte de l’emploi de mon mari, mais, autrement, nous serions capables d’y arriver en pratiquant la simplicité volontaire.

Pour les enfants

Lorsque nous retournons aux études, il faut prendre en compte une baisse de revenus, mais également une hausse de certaines aides financières gouvernementales. Au Québec, il y a le Soutien aux enfants. Habituellement, vous recevez cette aide tous les trois mois, mais sachez qu’il est possible de changer la fréquence des versements afin de les recevoir chaque mois. Si vos enfants fréquentent un milieu familial ou une garderie aux tarifs plus élevés qu’en CPE, vous pouvez également vous inscrire aux Versements anticipés du crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants. Au Canada, vous aurez droit à la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE) et au Plan universel pour la garde d’enfants (PUGE). Il faut noter que le PUGE est un montant fixe de 100$ par enfant, quel que soit votre revenu familial, et qu’il est imposable.

Pour les études

Avec ou sans enfants, vous avez accès aux autres aides financières disponibles. Avec le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP), il est possible d’utiliser vos REER ou ceux de votre conjoint afin de financer vos études à temps plein. Autrement, au Québec, vous pouvez également demander une Aide financière aux études (AFE). Le simulateur de calcul du site de l’AFE permet d’ailleurs d’avoir une petite idée des montants qui pourraient vous être alloués. Finalement, n’oubliez pas de contacter le service à la vie étudiante de votre institution d’enseignement afin de vous informer sur les bourses distribuées.

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Temps complet VS Temps partiel

Quand est venu le temps de m’inscrire à l’université, j’ai dû choisir entre deux régimes d’études : le temps complet et le temps partiel, évidemment. Puisqu’être maman rime avec petits bonheurs quotidiens, mais également avec bobos imprévus, routines du dodo qui s’éternisent, terreurs nocturnes et j’en passe, je me suis alors demandé quel régime me conviendrait le mieux. Nous sommes tous différents et toutes les réponses sont bonnes, mais voici les éléments (positifs et négatifs) qui guidèrent ma réflexion.

Agendas colorés

Temps complet

  • Avoir la possibilité, en effectuant au moins un cours d’été et parce que je me ferai créditer des cours, de terminer en 5 sessions plutôt que 6.
  • Ressentir une appartenance plus forte à ma cohorte, puisque nous nous suivrons dans notre cheminement, et profiter de ce nouveau réseau social et professionnel.
  • Ne pas étirer inutilement l’aide financière aux études et, par le fait même, cumuler plus de dettes.
  • Avoir un horaire plus chargé et plus de travaux à réaliser.
  • Ne pas bénéficier du temps idéal pour tout : mes enfants, mon amoureux, mes études.

Temps partiel

  • Avoir la possibilité de m’impliquer davantage auprès de mes enfants, en les gardant une journée de plus à la maison, par exemple.
  • Avoir plus de temps en général pour faire mes travaux, le ménage, alouette!
  • Augmenter ma dette d’études, puisque j’étire mon cheminement sur un an ou deux de plus.
  • Rester trop longtemps «dans la théorie», ne pas être dans l’action rapidement en me trouvant un emploi stimulant.

J’ai finalement coché «temps complet» sur mon formulaire d’admission. Je me suis dit qu’il serait plus facile de commencer à temps complet et d’alléger au besoin (surtout avec mes cours crédités) que le contraire. Je vais voir, au cours de ma première session, comment je vis avec cet horaire surchargé, cette toute nouvelle routine, ce sentiment de déchirement entre le désir d’être auprès de mes enfants et celui de reconstruire ma vie professionnelle sur de bonnes bases. J’espère, avant tout, arriver à être un bon modèle pour mes enfants.