Je suis la mère que je suis

Be happy with who you are

Il m’est difficile de vous écrire aujourd’hui, car le sujet que je veux aborder me touche directement et montre inévitablement que je ne suis pas si forte, que je peux me tromper. Je sais que je ne suis pas parfaite, que j’ai droit à l’erreur, mais j’ai vécu toute ma vie avec l’impression de devoir garder ma place de première : la première de la famille qui montre l’exemple, la première de classe qui ne peut avoir de mauvaises notes. Et, à vrai dire, j’ai toujours plutôt bien performé de ce côté-là. Je n’ai jamais heurté de murs. Bien que cela me demande beaucoup de travail, j’ai toujours atteint mes idéaux. Chanceuse, me direz-vous. Je ne suis pas à plaindre, non.

Mais voilà, la maternité, ça vient inévitablement avec un monde d’idéaux. Dès le petit plus sur le bâton, on s’imagine une vie parfaite, certes avec des hauts et des bas, mais avec des bas qu’on arrive à surmonter avec le sourire et un petit « je savais bien que ce ne serait pas facile tous les jours ». C’est ainsi que je me suis fixé un idéal pour tout ce qui entourerait mon accouchement et le bébé à venir. Néanmoins, je me disais : «j’ai le droit de changer d’idée». C’est ce que j’ai fait pour quelques décisions. Et c’est très bien comme ça.

Par contre, j’ai réalisé dernièrement que je m’étais mis de la pression. Beaucoup trop même. Mais je ne le savais pas.

Je m’étais créé dans mon esprit la mère idéale, celle que je voulais être. Une mère présente pour ses enfants, à la maison jusqu’à leur entrée à l’école (peut-être même que je ferais l’école à la maison?), une mère qui cuisine bio, qui initie des tonnes de bricolages, alouette! Une vraie Pinterest Mom, quoi!

Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Même si c’était mon choix, au bout d’un certain temps, je me suis mis à broyer du noir. Carrément. J’ai perdu mon enthousiasme. Et je déprimais. Je déprimais, car j’avais tout ce que j’avais toujours voulu : être avec mes enfants, être présente au moindre petit bobo, jouer avec eux tous les jours… Mais je n’étais pas heureuse. Et je me suis mise à me sentir ultra-coupable. Coupable de ne pas en profiter assez. Coupable de ne pas être si heureuse d’être à la maison.

La réalité, c’est que je ne m’étais pas écouté MOI. Oui, moi, la maman et la femme. Je m’étais bâti la mère idéale. Mais ce n’était pas moi. Ce n’était pas ça. Je m’étais trompée pour la première vraie de vraie fois, une de celles qui comptent le plus. Et ça a été un choc.

Quand j’ai réalisé que mon idéal ne cadrait pas avec ma réalité, ma personnalité et mes besoins, j’ai senti un énorme poids se libérer de mes épaules. C’était si simple. C’était là, en moi, ce besoin de défis à l’extérieur de la maison, à l’extérieur de mon rôle de maman. Pourquoi ne l’avais-je pas vu plus tôt?

Je me rappelle qu’une amie m’avait déjà dit : «Je suis beaucoup plus heureuse depuis que A. va à la garderie.» Cette phrase a pris tout son sens lors des derniers mois. Je sais que c’est très personnel et, en ce moment, d’autres mamans vivent complètement l’inverse de ma situation.

J’imagine que c’est ça, la vie. Réaliser parfois après-coup, mais toujours continuer à évoluer. J’ai envie de vous dire, tout simplement, de vous écouter. D’écouter la femme et la mère en vous. Cette femme, qu’elle soit au travail, à la maison, aux études, est-elle bien, est-elle heureuse? La réponse n’est jamais très loin. Il suffit de se poser la question et d’être honnête avec soi-même.

Et vous savez quoi? Depuis mon retour aux études, je me sens beaucoup plus connectée à mes enfants, ça me fait plaisir de leur concocter leurs repas préférés, j’instaure plein d’activités et je sens tout l’amour qui nous unit. Comme quoi je n’étais pas si loin de ma vérité.

Étudier l’été

Étudier l'été

Suivre des cours intensifs d’été : ça peut sembler pour certains une drôle de façon de recommencer à étudier. J’aurais pu attendre l’automne, reprendre dès le début avec une nouvelle cohorte et profiter de l’été un peu plus. C’est vrai. Toutefois, je vois d’énormes avantages à étudier l’été, surtout en tant que maman.

Pour reprendre le rythme
Mine de rien, bien que je sois une personne assez organisée, il faut que je m’adapte à un nouvel équilibre travail-famille. J’ai donc décidé de m’inscrire à deux cours intensifs cet été. Je vais donc à l’université quatre fois par semaine, comme si j’étais à temps plein. Et je confirme que c’est effectivement très intensif!

Pour prendre de l’avance
En prenant des cours d’été, je prends de l’avance sur le cheminement qui est proposé. En tant que maman, faire quatre cours par session au lieu de cinq fera assurément une énorme différence sur mon emploi du temps.

Pour concentrer les efforts
En session régulière, il se passe une semaine entre chaque cours. En session d’été, nous avons deux fois le même cours par semaine. Oui, cela devient intensif, mais nous n’avons pas le temps d’oublier la matière, nous pouvons concentrer nos efforts sur un cours ou deux sans devoir choisir, en période de rush, quel cours est prioritaire à un autre.

Pour ne pas voir le temps passer
Sincèrement, le rythme effréné d’une session d’été a l’avantage de faire en sorte qu’on ne lâche pas le morceau. Je le vois comme un accouchement : un dur moment à passer, mais qu’on aura oublié bien assez vite tant les efforts valent la peine. En deux mois, tout est terminé.

Pour la motivation
Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je suis une bibitte à soleil comme le dit si bien mon mari. La lumière me motive et m’aide à étudier, rédiger, alouette! Je vois clairement la différence entre les jours de pluie et les belles journées comme aujourd’hui. C’est aussi plus motivant de prendre le transport en commun quand c’est le printemps, même si c’est pour aller s’enfermer dans une salle de classe.

Je dois d’ailleurs retourner étudier avec plaisir.
Et vous, aimez-vous étudier l’été?

Un mois, un mot : Mai – Renouveau

En mai, le printemps se pointe pour vrai. J’adore cette période de l’année, car elle me permet de prendre des résolutions, de faire table rase, de laisser place au (re)nouveau.

Ce printemps, mon renouveau à moi, c’est…

Bandeau de Catherine Emmêlée

Le fameux bandeau, for the record.

+ L’acceptation de la mère et la femme que je suis vraiment
Ça passe par la fin de ma vie de maman exclusivement à la maison et par mon retour sur les bancs de l’école. (Je vous reparle de tout cela très bientôt!)

+ La nouvelle dynamique familiale
La conciliation études-famille nous oblige maintenant à coordonner nos horaires de parents étudiants avec ceux de nos enfants qui s’amusent à la garderie. (Pour vrai, c’est à peine s’ils nous disent au revoir le matin. C’est presque insultant!)

+ Mon nouveau bandeau
Parce qu’il me tentait tellement, j’ai acheté le bandeau de Catherine Emmêlée que je m’étais inconsciemment promis. Je pense que c’est le seul que j’aie trouvé qui me fait bien, et ce, depuis l’école primaire!

Le Salon Maternité et Famille de Châteauguay 2015

Salon Maternité et Famille de Châteauguay

Parce que tout ne se passe pas toujours au centre-ville de Montréal, j’avais envie de vous parler d’un événement qui se tient depuis 2013 à Châteauguay, soit le Salon Maternité et Famille. La 3e édition de ce rendez-vous pour les futurs parents et les familles aura lieu les 2 et 3 mai prochains au Pavillon de l’Île de l’Île Saint-Bernard. Et combien ça coûte? Tenez-vous bien : seulement 1$ par adulte! (En plus, l’organisme Station de l’aventure, maison de la famille, offrira une halte-garderie sur place.)

Le Salon Maternité et Famille, qu’est-ce que c’est? Ce sont plus de 45 exposants venus vous présenter leurs créations et leurs services. Il y en a pour tous les goûts : confections et bijoux pour enfants, couches lavables, confections de laine feutrée, photographie, traiteur, accompagnement à la naissance et à l’allaitement, accessoires pour bébés et enfants, coaching familial, alouette!

Évidemment, les visiteurs pourront assister à la promotion de ces divers produits et services sur place et bénéficier de promotions spéciales. Les femmes enceintes pourront, par exemple, s’offrir une séance de belly painting et, ensuite, faire capter ce moment par une photographe professionnelle. De plus, de nombreux prix seront tirés tout au long du salon.

Pour ma part, je vous suggère d’aller faire un tour du côté de Katia Péchard, avec qui j’ai déjà eu la chance de faire une séance avec mon nouveau-né alors qu’il n’avait que 10 jours, et des Maternelles, avec qui nous avions faire affaire pour un cours prénatal privé.

Beaucoup de belles découvertes en perspective! Serez-vous de la partie?

Pour en savoir plus, c’est sur le site Web et sur Facebook!

La corde à linge écolo

La corde à linge écolo

L’un de mes plaisirs du printemps est d’inaugurer ma corde à linge. En plus d’être écologique, cette solution à l’énergivore sécheuse est tout à fait économique. Ça sent frais et, comble de bonheur, le soleil est un puissant détachant!

Comme le temps des couches lavables s’achève pour moi, je suis un brin nostalgique. Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte de mon premier enfant, je me suis tout de suite informée sur les façons d’être écolo avec des bébés. Voici qu’elles ont été mes solutions gagnantes quant aux changements de couches. Il y a plusieurs variations possibles, mais ça revient souvent au même.

Les couches

Quand j’ai annoncé à ma mère que nous utiliserions les couches lavables, elle s’est rappelé l’enfer qu’elle avait vécu avec les langes et les épingles, et m’a proposé de payer mes couches jetables! Néanmoins, quand elle a vu qu’une couche lavable, ça s’attache comme une couche jetable, elle a été convaincue. En plus, d’être écologiques, ces couches sont d’autant plus douces et jolies. De belles fesses colorées!

Les lingettes humides

Les lingettes sont si faciles à remplacer. Pour mon premier bébé, j’utilisais tout simplement des débarbouillettes que je trempais dans un petit bol d’eau et que j’étendais sur le bord d’un bac avant de les jeter dedans pour le lavage. Cela fonctionnait à merveille! Quand mon deuxième bébé est arrivé, ça faisait beaucoup de débarbouillettes et ça ne séchait pas assez vite. (J’ai eu des grossesses rapprochées, mais, quand les couches seront terminées, ce sera pour de bon!) J’ai alors fouillé un peu sur les Internets et j’ai découvert que je pouvais utiliser une lotion de change, comme celle de Pissenlit et Coccinelle. La débarbouillette n’a pas besoin d’être séchée et ne risque donc pas de sentir la vieille guenille mouillée…

Les accessoires

Les feuillets lavables

Bien qu’il soit possible d’insérer un feuillet biodégradable dans la couche, comme je le fais en sortie ou à la garderie, il est encore plus écolo et économique d’utiliser un feuillet lavable que nous n’avons qu’à laver en même temps que les couches.

Les sacs de transport

Ils sont pratiques, imperméables et indispensables. Qui a réellement envie de traîner une couche souillée dans son sac? Pas moi, en tout cas. En plus, ils peuvent être très jolis!

Le seau à couches

Il n’est pas obligatoire, mais fort apprécié. Ça fait plus «rangé» à côté de la table à langer et ça évite que le plus jeune parte en exploration dans le tas de couches. Histoire non vécue, heureusement!

Avouez que ça donne envie de faire des bébés… Non?

Une première version de ce texte a été publiée en 2014 sur La Plume Allumée.

La seconde vie du carton

La seconde vie du carton

J’ai reçu cette semaine une livraison dans une énorme boîte de carton. Je ne pouvais me résoudre à la mettre au recyclage alors j’ai décidé de la décliner en plusieurs activités à réaliser avec les enfants. La première d’entre elles consistait à confectionner une carte géante pour leur papa. Pour rien, juste comme ça.

Ma fille s’est vraiment donné en gribouillant environ 90% de la carte. Elle en a même profité pour apprendre à dire «sur le carton» comme une pro. (Lire ici : j’ai dû laver quelques murs parce qu’elle se sauvait avec les crayons!)

La seconde vie du carton

Les 5 hommes de ma vie

En ce jour de la Saint-Valentin, je tiens à rendre hommage aux hommes de ma vie. À la blague, je dis souvent que j’en ai cinq, mais vous comprendrez que trois d’entre eux comptent beaucoup plus que les autres…

Mon fils

Girafon est mon aîné. C’est avec lui que j’ai appris à être maman et avec qui je vis une tonne de premières fois. Il m’épate chaque jour et je n’en reviens pas de le voir grandir aussi rapidement!

La fontaine - Carrefour Angrignon

Mon mari

C’est l’homme que j’ai rencontré il y a 7 ans alors que je ne l’attendais plus. Il est l’un des plus beaux cadeaux que la vie m’ait offerts.

Fiançailles au Mont-Royal

Mon père

C’est le premier homme de ma vie, hein! Jamais je ne pourrai l’oublier!

Papa et moi

Ricardo

Il est dans ma vie quotidienne depuis plusieurs années et je ne pourrais m’en passer! Même l’estomac de mon mari est d’accord! (Il cuisine bien, il est en amour par-dessus la tête avec sa Brigitte et il parle sans cesse de ses enfants. Qui peut ne pas l’aimer?)

Ricardo

Le Docteur

Bon, mon mari est (beaucoup) moins d’accord, mais je n’y peux rien! Qui ne rêve pas de voyager dans le temps et l’espace en compagnie d’un ami extra-terrestre? Je l’avoue, j’adore le Docteur. Regarder ses aventures me fait rêver, mais m’a aussi permis de passer à travers les soirées nuits difficiles sans sommeil avec bébé. J’aime toutes les incarnations du Docteur, mais, si vous me connaissez, vous saurez que j’apprécie davantage le plus shakespearien de tous : le dixième! Allons-y!

Doctor Who - David Tennant

Et vous, qui sont les hommes de votre vie?

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